Chaba Zahouania
CHABA ZAHOUANIA (Cheba), de son vrai nom
Halima Mazzi est née en 1959 à Oran d'un père marocain et d'une mère
algérienne. D'abord chanteuse dans un ensemble féminin de meddahâtes,
c'est en 1981 qu'elle réalise son 1er enregistrement. La
reconnaissance arrive 5 ans plus tard avec "Khâli ya khâli" (Mon
oncle, oh mon oncle, 1986) qu'elle interprète en compagnie de Cheb
Hamid. 1987, c'est le succès avec "El Barraka" (La Baraque), une
chanson sulfureuse qu'elle chante en duo avec le regretté Cheb Hasni.
Longtemps les cassettes de la chanteuse ne seront illustrées que
d'une simple photographie de magazine ; et si elle donne des
concerts dès 1987 à Alger, il faudra attendre Février 1992 pour voir
une de ses premières photographies publiée par le quotidien français
"Libération". Au lendemain de l'assassinat de Cheb Hasni survenu à
Oran le 29 septembre 1994, Cheba Zahouania quitte l'Algérie et
s'installe en France. Celle qui s'est choisi Zahouania (La Joyeuse)
pour nom de scène, excelle aussi bien dans le registre du rai
traditionnel des cheikhât que dans le rai moderne.
Avec sa voix gutturale et voluptueuse, elle compte parmi les grandes
figures du raï d'aujourd'hui.
Chaba Zahouania Suite ...
La famille de Faudel est également composée
d'un oncle chanteur et de fréres musiciens.
A 8 ans, Faudel fit ses débuts en public, lors d’un mariage dans sa
famille, en chantant en duo avec sa grand-mére. A partir de là, son
parcours professionnel commença et, à 12 ans, il forma Les Etoiles
du Rai, un groupe composé par des adolescents qui reprenait les
chansons de Khaled et Cheb Mami, animant les mariages et les fétes
de quartier. Les répétitions se faisaient à "la grotte", local dont
un certain Momo avait négociè l'usage auprés de la mairie. Trés
vite, Faudel a voulu faire ses chansons et c'est àla séparation du
groupe qu'il a rencontré des gens qui l'ont aidé. Sa rencontre avec
le manager et guitariste Mohammed Mestar (le fameux Momo) lui permit
de s’introduire sur une scéne plus professionnelle et, en 1993,
alors qu’il n’avait que 15 ans, il fit la premiére partie de Jimmy
Oihid, puis se produisit en partageant la scéne avec Cheb Mami, MC
Solaar. En 1994, il fera la premiére partie de Khaled à Montluçon
qui, d’ailleurs, le conviera pour chanter avec lui " Didi ".
"Au moment oû j'ai rencontré celui qui allait devenir mon
producteur, c'est-à-dire Momo, j'étais paumé. C'est lui qui m'a
obligé à retourner à l'école en m'inscrivant au lycée Turbigo à
Paris. Il m'a aussi payé des cours d'art lyrique au Studio des
variétès. Il m'a montré comment bouger sur scéne."
En 1997, Faudel publie son premier disque , " Baïda " (Mercury-Polygram).
"Baïda", c'est un album exceptionnel, intemporel, composé de musique vraie et d'une voix rare et pure dans lequel il donne de multiples
exemples de sa conception de la musique moderne, mélange de Rai, de
funk, de reggae, de flamenco (car n'oublions pas que depuis des
siécles l'Espagne et le Maghreb s'influencent culturellement), de
salsa ainsi que de jungle. Un mélange qu'il fait inconsciemment,
parce qu'étant né en France. Il fait un Rai actuel libérè de la
tradition maghrébine, celui de sa génération, mais aussi une musique qui s'adresse à tout le monde.
"Je parle de la vie quotidienne. Le titre "Miskin" par exemple, qui
veut dire pauvre, parle d'un SDF. "Dis-moi" est plus engagé: je me
pose des questions sur l'intégration, sur la double culture.
La nouvelle génération de chanteurs de rai "made in France" a envie
d'inclure d'autres thémes dans ses chansons. Au contraire de nos
grands fréres qui ne chantaient que l'amour et la boisson, deux
tabous en Algérie. Il ne faut pas oublier que, là-bas, les enfants
ne peuvent pas, par respect, écouter du rai devant leurs parents. Je
dois dire que cela me dépasse."
En 1998, il participe àl'album : "Brel….," reprenant, parmi d'autres
artiste français, l'immortel "Ne me quitte pas" ; et participe
égalementi aux opérations "Ensemble" (contre le sida) et "Les voix
de la liberté" pour le respect de droits de l'homme à travers le
monde. Le 20 février 1999, il est désigné "Révèlation de l'année" au
cours de la cérémonie des 14émes Victoires de la Musique. Avec sa
voix pleine de soleil, Faudel est, pour résumer, la grande figure
maghrébine du moment. FAUDEL aime : Al Jarreau, George Benson, War,
la musique 70's. Mais aussi Maceo Parker, James Brown, la Soul. Il
aime aussi la reggae, la musique roots mais aussi Edith Piaf car il
trouve dans sa voix la méme èmotion que dans le Rai. Sans oublier,
bien sûr, Khaled. Didi, avec Don Was, est l'un de ses albums
préférès. Il déclare se souvenir aussi quand il guettait l'émission
Mosaïque àla télè. C'est là qu'il a vu Cheb Mami pour la premiére
fois.
Source : algeriades.com