claude joseph rouget de lisle, souvent appelé rouget de l'isle, né le 10 mai 1760 à lons-le-saunier (jura), au 24 de la rue des arcades et mort le 30 juin 1836 à choisy-le-roi (seine), est un officier français du génie, poète et auteur dramatique, auteur de la marseillaise.
né le 10 mai 1760 à lons-le-saunier, claude joseph rouget de lisle est le fils aîné de claude ignace rouget et de jeanne madeleine gaillande. son père était avocat au bailliage de lons-le-saunier. il y passe sa jeunesse, y fait ses études jusqu'au collège.
sorti de l'Ecole royale du génie de mézières, claude joseph rouget de lisle est nommé dans différentes garnisons, dont mont-dauphin, où il exerce ses talents de don juan[1]. en garnison à strasbourg au début de la révolution, il écrit, à la demande de philippe-frédéric de dietrich, maire de strasbourg, le chant de guerre pour l'armée du rhin, le 25 avril 1792. entonné par le bataillon des marseillais dans leur marche vers paris en juillet 1792, ce chant est très vite appelé la marseillaise et devient l'hymne national français le 14 mars 1879.
le 10 août 1792, rouget de lisle est destitué de ses fonctions de capitaine par lazare carnot pour avoir protesté contre l'internement de louis xvi à la suite de la prise des tuileries. emprisonné sous la terreur pour royalisme et échappant à la guillotine, puis combattant en vendée, claude joseph rouget de lisle démissionne en 1796 et vit difficilement à lons-le-saunier.
sous le ier empire, claude joseph rouget de lisle dirige une entreprise de fournitures de vivres auprès des armées.
rouget de lisle compose d'autres chants semblables à la marseillaise et en 1825 claude joseph rouget de lisle publie chants français. il n'arrive pas à percer dans sa carrière littéraire (préfaces, traductions d'ouvrages anglais, mémoires). il écrit sous la restauration un hymne royaliste. mais celui-ci, baptisé vive le roi, ne parvint pas à séduire louis xviii, qui n'agréa pas la chanson. il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. sous la monarchie de juillet, louis philippe lui accordera une pension viagère. peu de temps après, claude joseph rouget de lisle s'éteint à choisy-le-roi le 26 juin 1836 à l'âge de 76 ans. ses cendres furent portées aux invalides en 1915. on peut cependant encore voir sa tombe au cimetière de choisy-le-roi.
les paroles de la marseillaise sont marquées par les slogans patriotiques, et le style du temps, qu'on retrouve dans les affiches de conscription, ou autres chants, : "aux armes, citoyens !", "l'étendard de la guerre est déployé... marchons... il faut combattre, vaincre ou mourir"... ou des images littéraires, comme chez nicolas boileau : ...et leurs corps pourris, dans nos plaines, n'ont fait qu'engraisser nos sillons (ode sur un bruit qui courut, en 1656, que cromwell et les anglais allaient faire la guerre à la france), comme d'autres chansons, alliant l'idée de patrie à celle de terre nourricière, de défense des plus faibles devant l'envahisseur (l'europe coalisée contre la france), stigmatisant "les féroces étrangers qui ravissent d'entre nos bras nos femmes et nos enfants". la musique, sans signature, pourrait être attribuée à plusieurs compositeurs, dont ignace pleyel, jean-frédéric edelmann, jean-baptiste grisons.
la marseillaise a été traduite dans pratiquement toutes les langues du monde, comme chant révolutionnaire et de résistance, notamment dans les camps de concentration nazis.
