libre clotilde reiss est rentrée en france

la française clotilde reiss à son arrivée à l'elysée après son retour en france dimanche 16 mai 2010afp photolionel bonaventure

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la française a atterri à l'aéroport de villacoublay à 13h30...
comme le quai d'orsay l'annoncait samedi matin, la jeune française clotilde reiss, retenue pendant dix mois à téhéran, a quitté dimanche matin l'iran et est arrivée en milieu de journée à paris où elle doit être reçue par nicolas sarkozy.
la français est arrivée dimanche peu après 13h20 à l'aéroport de villacoublay (yvelines), après avoir quitté téhéran via dubaï, selon l'elysée. la jeune chercheuse est désormais attendu à l'elysée où elle sera reçue par le chef de l'etat, selon la présidence française.
interrogé sur rtl dimanche matin, rémi reiss s'est dit «heureux» de retrouver sa fille, en jugeant qu'elle avait vécu malgré tout «une belle histoire». «c'est une parenthèse qui se ferme».
230.000 euros d'amende
le retour de clotilde reiss, retenue à téhéran depuis juillet 2009, clôt une affaire qui a empoisonné les relations franco-iraniennes, par ailleurs tendues par la question nucléaire. la jeune française a été autorisée à quitter l'iran après un jugement la condamnant samedi à une amende. elle y était retenue pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales en juin 2009.
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«la cour a condamné mlle reiss à une amende de 300 millions de tomans (environ 230.000 euros, ndlr) que j'ai payée ce matin», avait déclaré samedi me mohammad-ali mahdavi sabet. l'avocat n'a pas fait appel de ce jugement, «proche d'un acquittement». clotilde reiss a été condamnée à deux peines de cinq ans de prison, une peine immédiatement commuée en amende par «une décision de clémence» du régime, «en raison de la situation personnelle» de clotilde reiss, avait-il précisé.
echangée contre un ingénieur iranien?
ce jugement est intervenu quelques jours après une décision de la justice française de refuser l'extradition vers les etats-unis d'un ingénieur iranien, majid kakavand, retenu en france depuis mars 2009 à la demande de la justice américaine. il a été libéré et est reparti en iran la semaine dernière. paris et téhéran ont toujours officiellement démenti tout lien entre les deux dossiers, ce qu'a à nouveau rappelé un porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien dimanche matin.
face à ces suppositions, le chef de la diplomatie française, bernard kouchner, a également annoncé dimanche que la libération de clotilde reiss n'avait fait l'objet d'«aucun marchandage» ni d'«aucune contrepartie» au régime de téhéran.
cependant, le président ahmadinejad avait déclaré le 18 décembre que la solution de l'affaire reiss dépendait «de l'attitude des dirigeants français». le 11 mai, se félicitant de la libération de majid kakavand, téhéran avait déclaré espérer une «décision rapide» concernant clotilde reiss. un porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien a cependant affirmé dimanche matin que la libération de clotilde reiss n'avait rien à voir avec celle de l'ingénieur iranien.
la justice française doit par ailleurs se prononcer le 18 mai sur la mise en liberté conditionnelle de l'iranien ali vakili rad, condamné en 1994 en france pour l'assassinat de l'ex-premier ministre iranien chapour bakhtiar, et dont le nom a été souvent cité avec celui de majid kakavand dans le cadre de la résolution de l'affaire reiss.
le sénégal au centre des négociations?
samedi, le sénégal a affirmé avoir joué un rôle dans la «libération» de clotilde reiss, en évoquant une médiation menée depuis septembre 2009 par le président abdoulaye wade, président en exercice de l'organisation de la conférence islamique (oci). selon dakar, le gouvernement iranien a contacté mardi le gouvernement sénégalais, a salué sa médiation et chargé abdoulaye wade d'informer la france de la décision de libérer clotilde reiss.
la jeune femme de 24 ans, lectrice à l'université d'ispahan (centre de l'iran) était accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin contre la réélection contestée du président iranien mahmoud ahmadinejad. elle avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à regagner la france. libérée sous caution le 16 août, elle résidait à l'ambassade de france à téhéran jusqu'à son jugement.
lors de sa première comparution, filmée par la télévision, clotilde reiss avait reconnu avoir participé «pour des motifs personnels» aux manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de france.
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Source : 20minutes.fr
Ajouter par : Ahmed RADAH
Publié le: 16/05/2010
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