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vue sur figuig

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l'agence de l'oriental était à paris, mardi et mercredi, invitée par l'unesco, l'organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture. pendant deux jours, un colloque scientifique et une exposition de produits artisanaux ont été organisés pour promouvoir la culture comme vecteur de développement de la région.
au rez-de-chaussée du siège parisien de l'organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture, les richesses de la région de l'oriental sont exposées aux visiteurs. parallèlement, pendant deux jours, un colloque, organisé conjointement par l'agence de l'oriental et par la délégation permanente du maroc à l'unesco, a permis de mettre en avant le patrimoine de cette région du royaume, et de réfléchir sur les moyens de le promouvoir afin de favoriser le développement des populations. en clair, parce que la culture peut générer des revenus et profiter aux populations, la région de l'oriental souhaite valoriser ses richesses, naturelles et artisanales.
figuig au patrimoine mondial de l'humanité
aziza bennani, ambassadeur du maroc auprès de l'unesco, confirme: “c'est notre rôle ici, à l'unesco, de faire connaître notre pays, son patrimoine et sa culture. l'unesco peut accompagner la région de l'oriental en lui apportant son expertise, par exemple pour la promotion d'un tourisme culturel, ou pour la sauvegarde de son patrimoine.” et pour cela, les organisateurs poursuivent un objectif principal: l'inscription de la ville de figuig au patrimoine mondial de l'humanité établi par l'unesco. cet ancien port caravanier, oasis la plus proche de l'europe, constitue une grande richesse, pourtant très peu connue dans le monde. souvent très peu connue des marocains eux-mêmes, d'ailleurs. or, une inscription au patrimoine mondial de l'humanité serait la meilleure des publicités. c'est donc avant tout avec cette idée en tête que la délégation de l'oriental a fait le déplacement. aziza bennani milite elle aussi pour cette reconnaissance, mais modère les ardeurs: “les choses n'avancent pas durant ces réunions, il y a des commissions pour ça. en revanche, cet évènement sensibilise et prépare le terrain pour le dépôt du dossier.”
car avant de penser à l'unesco, il s'agit d'abord d'introduire figuig dans la liste indicative des sites nationaux pour lesquels le maroc présentera, ensuite, une demande auprès de l'unesco. “le dossier avance bien, assure amar abbou, maire de figuig et délégué provincial de la culture. la priorité aujourd'hui, c'est de le finaliser à l'échelon national, pour ensuite le porter à l'international.” quoiqu'il en soit, ces deux jours de discussions le comblent: “je suis très heureux de cette visite. les personnes présentes étaient nombreuses et de qualité. il y avait là des personnalités vraiment en mesure de soutenir la valorisation du patrimoine de notre région.”
trituration des olives
l'inscription de figuig au patrimoine mondial de l'humanité était le principal objet de ces deux jours de colloque et d'exposition, mais ce n'était pas le seul. fatima chérif est présidente, pour la section d'oujda, de l'union nationale des femmes marocaines. elle espère que cette visite à paris lui permettra de trouver de nouveaux partenariats.
“au sein d'une commune rurale, nous venons de créer une unité de trituration des olives destinée aux femmes artisanes. alors on aimerait bien, à terme, vendre l'huile d'olive produite par la coopérative ici, en france. ce voyage, c'est une opportunité pour trouver des débouchés.”
fatima chérif
1500 familles originaires de figuig vivent actuellement en région parisienne, pour la plupart dans le département de seine saint denis. c'est pourquoi ce département français et la ville de figuig ont signé, en juin 2000, un protocole de coopération décentralisée.
marie-hélène chambrin, chargée de projet au conseil général de seine saint denis, travaille depuis dix ans sur la coopération avec la ville de figuig. pour elle, ces deux jours de visite étaient aussi l'occasion de faire le point sur les deux projets menés actuellement dans l'oasis. “le premier, c'est un projet d'assainissement, initié en 2006, pour préserver les ressources en eau, via la construction de bassins de lagunage pour décanter l'eau et la réutiliser dans l'agriculture. le second, c'est un projet de préservation du savoir-faire, pour mettre en valeur l'artisanat local par le commerce équitable. comme par exemple pour les dattes: on est en train de restaurer des pratiques anciennes qui n'étaient plus utilisées, telle que l'utilisation de pattes et de jus de dattes. ou, dans la couture, la coloration de la laine avec des produits naturels comme les pelures d'oignons.”
divers projets qui vont inlassablement dans le même sens: promouvoir la culture de la région pour en faire profiter les populations locales.
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Source : aufaitmaroc.com
Ajouter par : Ahmed RADAH
Publié le: 16/03/2011
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