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depuis des années, le real madrid ne franchit plus le cap des 8es de finale en ligue des champions. et jamais le club espagnol n'a battu lyon dans cette compétition. ces séries résisteront-elles au match retour de mercredi, à bernabeu ?
envoyé spécial à madrid
les échos de la rencontre :
toute série a toujours un commencement et une fin. pour le real madrid, cela tombe bien car les merengue ne rêvent que d'une chose : battre enfin ces «invincibles» lyonnais qui leur résistent depuis 7 confrontations maintenant. et plus important encore, franchir enfin ce cap des 8es de finale en ligue des champions qui se refusent à eux depuis six saisons. un objectif d'autant plus vital pour eux qu'en liga, les madrilènes comptent cinq longueurs de retard sur barcelone ce qui, sans être irrémédiable, n'a rien d'une bonne nouvelle dans l'optique de la course au titre. habitué à voyager loin dans cette compétition, josé mourinho est d'ailleurs attendu comme le messie, celui capable d'offrir au real madrid son 10e titre dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. et dire que l'ego du portugais souffrirait mal d'un échec relève de l'euphémisme. en particulier depuis le résultat de l'aller (1-1) qui permet aux madrilènes de se présenter en situation de virtuels qualifiés avant le coup d'envoi de ce match retour. seul souci en fait au sein de la maison blanche : la blessure de cristiano ronaldo, qui devrait tenir sa place mais en étant sans doute loin d'être à 100%.
de son côté, lyon aussi espère qu'une série s'achèvera mercredi soir à bernabeu. a savoir celle d'invincibilité de josé mourinho à domicile qui dure depuis... 9 ans ! mais évidemment, cela ne s'annonce pas simple pour des lyonnais qui ont néanmoins l'avantage psychologique sur leurs adversaires. la preuve puisque claude puel, superstitieusement ou pas, a décidé de résider dans le même hôtel que l'an passé, et d'envoyer le même joueur devant la presse, à savoir césar delgado. la méthode fonctionnera-t-elle de nouveau ? il est évidemment trop tôt pour l'affirmer, mais lyon se présente avant ce match retour fort d'une belle série en ligue 1 (quatre victoires et un résultat nul à lille, le leader). notamment sur le plan offensif avec la bagatelle de 16 buts inscrits en 5 matches. le retour au premier plan de lisandro lopez, et à un degré moindre de miralem pjanic, explique cette embellie qui offre à l'entraîneur olympien l'embarras du choix aussi bien tactiquement qu'humainement pour constituer son 11 de départ. la dernière tendance serait cependant favorable à un trio briand-lisandro-delgado mais rien n'est moins sûr, si ce n'est l'absence de michel bastos, parti se faire opérer au brésil et peut-être out pour la fin de saison.
la composition des groupes :
real madrid : non communiquée
lyon : lloris, vercoutre, réveillère, gassama, cissokho, kolodziejczak, cris, diakhaté, lovren, toulalan, gonalons, källström, delgado, pied, grenier, pjanic, briand, gourcuff, lacazette, gomis, lisandro
ils ont dit...
en conférence de presse mardi à la ciudad deportiva, josé mourinho a confié son sentiment sur l'énorme attente qui pèse sur ses épaules de permettre au real madrid de franchir enfin le cap des 8es de finale de la ligue des champions, lui qui a un passé personnel glorieux dans cette épreuve. «nous avons tous un passé avec des choses positives et d'autres plus négatives. mais ce passé ne compte pas avant ce match retour. oui, j'ai eu de bons résultats par le passé en ligue des champions avec différentes équipes (ndlr : porto, chelsea et l'inter milan) mais cela n'aura pas d'importance contre lyon. et c'est la même chose pour le real. ce n'est pas parce que le club reste sur plusieurs éliminations en 8es que cela aura une influence sur le résultat mercredi. chaque match est une situation unique. les années précédentes ne comptent pas. c'est un match ouvert de par le résultat de l'aller, avec un petit avantage pour le real. mais cet avantage n'est pas décisif.»
claude puel aussi ne compte pas sur le passé pour franchir l'obstacle merengue, comme il y a un an : «on ne compte pas sur ce qui a été fait auparavant pour se qualifier mercredi. je n'accorde pas d'importance aux statistiques. la vérité appartient au terrain. ce qui est certain en revanche, c'est qu'il y a de la sérénité dans le groupe car on sort de bons matches. d'ailleurs, la particularité de ce match est qu'il opposera deux équipes en confiance, qui jouent bien. on a rivalisé à l'aller et on sait qu'on aura des opportunités mercredi. cependant, on n'oublie pas pour autant qu'ils ont marqué ce fameux but à l'extérieur. ils ont tous les clignotants au vert donc on ne vient pas ici avec une confiance béate. on se concentre juste sur notre jeu et sur nos quelques certitudes du moment.»
historique des confrontations :
jusqu'à présent, jamais, en 7 confrontations sur le plan européen, le real madrid n'est parvenu à prendre le meilleur sur l'olympique lyonnais ! et à santiago bernabeu, le bilan est le suivant : trois matches, trois résultats nuls. le premier remonte au 23 novembre 2005 (1-1) en phase de groupes, le deuxième à un an plus tard (2-2) toujours au même stade la compétition et, enfin, le plus récent date d'il y a un an, lorsque miralem pjanic avait offert la qualification aux rhodaniens en égalisant à la 75e minute de jeu (1-1). de là à parler d'une malédiction pour la maison blanche, il n'y a qu'un pas que certains ont déjà allègrement franchi...
leurs cinq derniers matches :
real madrid-h. alicante 2-0 (liga, 28e journée)
racing santander-real madrid 1-3 (liga, 27e journée)
real madrid-malaga 7-0 (liga, 26e journée)
la corogne-real madrid 0-0 (liga, 25e journée)
lyon-real madrid 1-1 (ldc, 8e de finale aller)
sochaux-lyon 0-2 (ligue 1, 27e journée)
lyon-arles-avignon 5-0 (ligue 1, 26e journée)
lille-lyon 1-1 (ligue 1, 25e journée)
lyon-real madrid 1-1 (ldc, 8e de finale aller)
lyon-nancy 4-0 (ligue 1, 24e journée)
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Source : lefigaro.fr
Ajouter par : Ahmed RADAH
Publié le: 16/03/2011
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