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l'explosion d'une bombe dans le centre de tripoli a fait 11 morts. elle intervient le jour de la visite en syrie du président michel sleimane.
douze personnes, dont neuf soldats et un enfant, ont été tuées dans un attentat à la bombe qui a frappé mercredi matin le centre de la ville |
de tripoli, dans le nord du liban. une quarantaine de personnes auraient été blessées. la bombe a explosé à proximité d'un bus qui comptait des soldats parmi ses passagers. selon les premières estimations, 20 kg de matières explosives ont provoqué la déflagration, a indiqué le responsable de la sécurité. des lambeaux de corps ont été projetés par la puissance de l'explosion sur les toits des bâtiments voisins. des membres de la croix-rouge libanaise, dépêchés sur place, évacuaient les blessés.
l'attentat s'est produit dans une rue commerçante de tripoli où se trouvent plus de sept succursales de banques, à environ 1,5 km du quartier de bab el-tebbaneh, où des affrontements ont fait plusieurs victimes depuis mai. le député de tripoli, mesbah al-ahdab, a déclaré à la radio libanaise : maintenant ce sont le peuple et l'armée qui sont visés alors qu'auparavant les députés l'étaient. il faisait allusion à une série d'attentats qui ont visé des députés et des personnalités publiques ces trois dernières années. des attaques imputés par la majorité libanaise antisyrienne à la syrie.
l'attentat s'est produit le jour même de la visite en syrie du président michel sleimane, la première d'un chef d'État libanais dans ce pays depuis le retrait syrien du liban en 2005. mercredi celui-ci a condamné le crime terroriste qui a eu lieu à tripoli et qui a fait un nombre de martyrs parmi les militaires et les civils et a terrorisé les civils. l'armée et les forces de sécurité ne vont pas plier devant les tentatives visant à les terroriser par des attaques et des crimes (...), souligne le président, en exprimant sa profonde douleur et en présentant ses condoléances aux familles des martyrs.
l'attentat intervient aussi au lendemain du vote de confiance accordé par le parlement au gouvernement libanais d'union nationale dirigé par fouad siniora. ce gouvernement avait été formé le 11 juillet après une longue crise politique entre la majorité, soutenue par l'occident et la plupart des pays arabes, et l'opposition, proche de damas et téhéran. la crise avait dégénéré en mai en affrontements violents, qui avaient fait 65 morts, et le pays avait failli basculer dans une nouvelle guerre civile.
les relations entre beyrouth et damas, ancienne puissance de tutelle au liban, se sont détériorées après le retrait des troupes syriennes en avril 2005, à la suite de l'assassinat en février de la même année de l'ancien premier ministre libanais rafic hariri à beyrouth.
235 lectures Source : lefigaro.fr Ajouter par : Nassima Motalib Ajouter le: 13/08/2008 |