commencer, quelques mots sur vous: quel est votre parcours de blogueuse?
je ne me rappelle plus en quelle année ça a démarré. je crois que c'était en 2004. j'ai découvert ça par hasard et c'était pour moi le moyen de communiquer, de publier mes impressions, de discuter avec les autres... je n'étais pas journaliste à cette époque et le blogging constituait pour moi un important espace d'expression, de débats...
comment vous avez eu le courage de dire basta au blogging ? et qu'elles sont les raisons qui vous ont poussée à ne plus bloguer comme tout ce peuple qui n'arrête pas de cliquer sur la toile?
c'est venu un peu par hasard. de moins en moins de temps, de moins en moins d'envie... aujourd'hui, sincèrement, je n'ai plus vraiment envie de revenir. et pour être honnête, il n'y a pas vraiment de raisons spécifiques. il est vrai que je n'ai jamais apprécié cette tendance chez certains blogueurs à insulter au lieu de débattre, mais disons que si je ne blogue plus, c'est tout simplement que l'envie n'y est plus. je suis une femme qui agit par la passion...
plus d'un observateur de la blogoma disent que le domaine manque de créativité, pouvez-vous nous donner votre point de vue ?
du temps où je bloguais, car j'ai arrêté ça fait presque deux ans, je trouvais que les blogueurs, aussi bien les marocains que les autres, étaient assez créatifs. je ne partage donc pas cette idée. s'exprimer, c'est déjà créer...
dans votre travail quotidien, combien de temps passez-vous sur internet? quel type d'information y cherchez-vous et où la trouvez-vous (blog, wiki, e-mag, forum) ?
je suis tout le temps sur internet, sur les sites de certains agences de presse, des e-mag... et puis, j'échange beaucoup par mail. par contre, j'ai horreur des discussions spontanées (msn et le reste...)
vous êtes des rares marocains qui se sont intéressés par le e-learing au maroc. pouvez-nous dire plus sur cet intérêt ?
c'était un intérêt académique car je préparais mon dess en management de projets internet et j'ai choisi ce thème. aujourd'hui, avec du recul, je peux dire que les entreprises, surtout les grandes, commencent à s'y intéresser. mais c'est loin de constituer un phénomène. ce qui n'est pas vraiment une surprise quand on sait que même dans des pays comme les etats unis et la france, le débat existe sur l'efficience (et non seulement l'efficacité) du e-learning.
ne pensez-vous pas encore que la presse écrite marocaine, doit-elle laisser tomber le papyrus et regagner la toile ? quel est votre point de vue sur le débat du journalisme papier et électronique ?
alors là, pas du tout. et ça n'a aucun rapport avec le taux d'équipement informatique au maroc. que ce soit dans notre pays ou ailleurs, la presse papier a encore de beaux jours devant elle. et puis, je suis persuadée qu'il y a de la place pour tous...
peux-t-on vivre sans internet ? si oui, le comment ?
"on", je ne sais pas. moi, je sais que je ne mourrai pas si je n'ai pas l'internet, mais la vie serait tout de même plus compliquée...
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Ajouter par : Ahmed RADAH Ajouter le: 06/08/2008 |