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rien ne va plus entre la ministre et ses magistrats. ils sont plus de 500 à avoir transmis lundi à la chancellerie une motion dans laquelle ils dénoncent l'incohérence des politiques pénales et demandent des excuses publiques à la ministre de la justice, rachida dati, pour l'affaire de metz. le 8 |
octobre, au lendemain du suicide de deux mineurs dans la prison de metz, cinq inspecteurs judiciaires avaient débarqué en pleine nuit et convoqué le procureur de sarrguemines pour l'interroger toute la nuit.
des pressions sur les juges
selon le figaro, qui publie cette motion, elle est soutenue par 534 magistrats, dont des dizaines en milieu de carrière et parfois même, haut placés dans la hiérarchie judiciaire. parmi eux figurent des présidents et vice-présidents de tribunaux de grande instance, des procureurs adjoints ou des présidents de chambres de cours d'appel.
dans leur pétition, ils dénoncent les pressions personnalisées exercées par la garde des sceaux, qu'ils jugent inadmissibles. par ailleurs, ils stigmatisent les injonctions paradoxales d'une politique qui développe les peines planchers. enfin, ils demandent à rachida dati d'exprimer des regrets et des excuses publiques à l'égard de la substitut de sarreguemines injustement critiquée.
dati n'accepte pas ces mises en cause
dans un entretien au figaro ce mercredi, la garde des sceaux répond au contenu de la motion en estimant que des magistrats veuillent faire polémique sur des choses qui ne sont pas justes me paraît troublant. pour autant, si je comprends les difficultés des magistrats, explique rachida dati, je ne peux accepter les mises en cause.
en tant que garde des sceaux, je mets en oeuvre une politique pénale ferme, souhaitée par les français, votée par le parlement, qui a essentiellement pour objet la protection des citoyens et la lutte contre la récidive en réinsérant les personnes détenues, précise t-elle.
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121 lectures Source : 20minutes.fr Ajouter par : Ahmed RADAH Ajouter le: 19/11/2008 |