Accueil

Vous êtes ici

Biographies

Vous êtes ici

The who biographie


the who (en français, littéralement « les qui ») est un groupe de rock britannique créé à londres en 1964. dans sa forme la plus connue et la plus durable, il était composé du chanteur roger daltrey, du guitariste pete townshend, du bassiste john entwistle et du batteur keith moon.

pratiquant au départ un rock ’n’ roll explosif, que l’on désigne sous le terme de « maximum r&b » et qui annonçait le mouvement punk, le groupe est le pionnier de nombreux autres styles, dont une musique rock davantage réfléchie et influencée par l’art en général, tels que les opéras rock. considérés comme l’un des symboles des années 1960, les who ont eu une influence majeure sur la musique rock dans son ensemble ; on leur doit, entre autres, les chansons behind blue eyes, my generation, substitute et won't get fooled again, ainsi que les albums cultes tommy et who's next.

durant les douze premières années de leur carrière discographique — de 1965 à 1978 —, ils ont sorti neuf albums et près d’une quinzaine de singles originaux, jusqu’à la mort du batteur keith moon. suite à celle-ci, le groupe publie encore deux albums avec le batteur kenney jones avant de se séparer en 1983. le groupe se réunit de temps à autre à la fin des années 1980, puis en 1996 pour ne plus se séparer, malgré la mort du bassiste john entwistle en 2002. le 7 février 2010 ils chantent lors du superbowl xliv pendant la mi-temps half time show.

- roger daltrey (né roger harry daltrey à londres, le 1er mars 1944) : chant, harmonica, tambourin et autres percussions ; membre depuis 1964 ;
- pete townshend (né peter dennis blandford townshend à londres, le 19 mai 1945) : auteur-compositeur, guitare rythmique et solo, chant, piano, claviers ; membre depuis 1964 ;
- john entwistle (né john alec entwistle à londres, le 9 octobre 1944, et mort à las vegas, le 27 juin 2002) : basse, cuivres, chant, auteur-compositeur occasionnel ; membre de 1964 à 2002 ;
- keith moon (né keith john moon à londres, le 23 août 1946, et mort à londres, le 7 septembre 1978) : batterie, percussions, chanteur occasionnel, membre de 1964 à 1978.

voici les autres musiciens ayant joué avec le groupe, en studio et/ou sur scène.
- dave arbus : violon (en 1971)
- nicky hopkins : piano (en 1971)
- scot halpin : batterie, le 20 novembre 1973, en remplacement de keith moon endormi par une surdose de tranquilisants pour chevaux
- kenney jones : batterie (de 1979 à 1982)
- john bundrick : claviers (de 1979 à 1981, et depuis 1985)
- tim gorman : claviers (en 1982)
- steve bolton : guitare rythmique (en 1989)
- simon phillips : batterie (en 1989)
- zak starkey - batterie (depuis 1992)
- simon townshend : guitare rythmique (de 1992 à 1997, et depuis 2002)
- pino palladino : basse (depuis 2002)

la préhistoire des who commence en 1961, lorsque pete townshend entre au collège d’art d’ealing, où il crée avec son ami john entwistle un groupe de jazz dixieland, the confederates. pete y tient le banjo, dont il joue, en plus de la guitare, depuis l’âge de douze ans, tandis que john, plus éduqué musicalement, joue du cor français. ils jouent par la suite tous deux dans the aristocrats et the scorpions. impressionné par la maîtrise instrumentale de john entwistle, le petit, musclé et impulsif roger daltrey, étudiant et ouvrier métallurgiste à ses heures, l’invite à rejoindre son groupe de skiffle, the detours, dont il est le guitariste solo. townshend, poussé par son ami entwistle, rejoint lui aussi le groupe peu après en tant que guitariste.

les futurs who se consacrent au rhythm and blues, et sont rejoints en 1964 par le batteur keith moon, âgé de 17 ans. pete townshend a raconté la façon dont keith moon a rejoint les who :

« il est venu à un de nos concerts, et a dit : « je peux jouer mieux que votre batteur ! » il s'installa alors derrière la batterie et la détruisit presque complètement. nous nous sommes dit immédiatement : « c'est l'homme qu'il nous faut ! ». »
la formation historique est au complet, et le groupe est rebaptisé the who, car john enstwisle avait entendu parler d'un groupe américain appelé the detours qui venait de sortir un disque. il change encore brièvement de nom, fin 1964, pour the high numbers sous l'influence de leur manager peter meaden. ce mod qui les change selon sa propre mode leur fait enregistrer leur premier 45 tours i'm the face en face a et zoot suit en b. ce single passera totalement inaperçu,à tel point que la grand-mère de john enstwisle en achètera vingt pour soutenir son petit-fils.

meaden est ensuite promptement remercié, lorsque deux cinéastes, kit lambert et chris stamp, qui voulaient faire un film sur un groupe en difficulté et arrivant à s'en sortir, remarquèrent les high numbers. le groupe reprend le nom de the who et engage les deux cinéastes comme nouveaux managers.

À cette époque, les who sont associés au mouvement mods, alors qu'ils n'en ont même jamais vraiment fait partie. vêtus de manière sophistiquée comme les mods, ils pratiquent une musique qui fait le lien entre la musique noire, très prisée de ces derniers, et le rock and roll de leurs ennemis les rockers. townshend raconte que de la fenêtre d'un hôtel, il a vu un groupe de mods coincer deux rockers et leur jeter des bouteilles ; « je me suis senti soudain une sorte de pouvoir. je me suis dit : « ce sont ces gens-là qui viennent écouter notre musique ? » ».

pete townshend s'installe rapidement comme le personnage central du groupe : ses talents de compositeur et de parolier assurent au groupe ses grands succès, et cela tout au long de sa carrière. la plume de townshend est pourtant très introspective : la voix de roger daltrey permet de diffuser ses propres sentiments et angoisses. seul john entwistle pouvait rivaliser en termes d'écriture avec le guitariste. adepte du cynisme et de l'humour noir, le bassiste écrit et compose une vingtaine de morceaux pour le groupe, qu'il chante lui même, pour la plupart.

c'est en 1965 que les who décrochent leur premier hit avec i can't explain, une chanson à propos de la difficulté de communiquer de townshend. le guitariste a écrit cette chanson, dans un style proche des compositions qu'enregistrent les kinks, dans l'espoir de convaincre leur producteur, shel talmy. le titre plaît à talmy qui les fait signer avec sa maison de production. sorti en janvier 1965, le disque ne marche pas jusqu'à ce que le groupe fasse une apparition dans le show télévisé ready steady go!, une émission qui aida à lancer le groupe. d'ailleurs, le groupe lui rendit hommage à travers le titre de leur ep ready steady who! en 1966. après ce premier succès, les who sortent rapidement l'arrogant anyway, anyhow, anywhere, morceau plus pop qui sera le seul jamais composé en commun par townshend et daltrey. les who deviennent ainsi le porte-parole du mouvement mod, en évoquant l'inconfort moral des adolescents que les institutions négligent pudiquement.

la même année sort, produit par shel talmy, my generation, premier album du groupe qui contient de nombreux singles, tels le morceau éponyme où townshend clame, par la voix de daltrey, qu'il espère « mourir avant d'être vieux » (« i hope i die before i get old »). certains y voient l'origine du mouvement punk. mais les paroles ne sont pas le seul intérêt du morceau : le guitariste y fait également l'une des premières utilisations enregistrées du feedback et un duo avec entwistle qui contient des lignes de basse d'une virtuosité jamais entendue à l'époque, avec notamment des solos de basse.

en 1966 sort le single substitute, qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme « i look all white but my dad was black » (« je parais tout blanc mais mon père était noir »). aux États-unis, townshend devra remplacer ce vers par i try to move forward but my feet back (j'essaye d'avancer mais mes pieds reculent).

malgré le succès des productions de shel talmy (i can't explain, anyway, anyhow, anywhere et my generation), les managers du groupe, kit lambert et chris stamp, jugent le contrat liant les who à talmy trop peu avantageux (i can't explain s'est vendu à cent quatre mille exemplaires et chaque membre du groupe a obtenu 250£). ils s'en délient et signent donc chez reaction, du groupe polydor. après un procès engagé et gagné par talmy, le groupe lui verse des royalties jusqu'à la sortie de tommy en 1969.

mais townshend veut aller plus loin : à l'image des beatles, il veut expérimenter davantage dans sa musique et réaliser de véritables albums, cohérents et ambitieux. en 1966, le groupe sort l'album a quick one, dont la chanson éponyme, qui comporte plusieurs parties distinctes, a été considérée depuis, à la lumière des travaux suivants du groupe, comme un « mini-opéra rock » dont paul mccartney s'inspirera pour sgt pepper's lonely hearts club band (the who par christophe delbrouck).

en 1967 sort le single i can see for miles, 45 tours le plus vendu de leur histoire. il est introduit dans le troisième album des who, the who sell out (« les who liquident tout »), concept-album qui se présente sous la forme d'une émission de radio, avec jingles et publicités parodiques composées et interprétées par le groupe.

en 1968, ils participent au rock and roll circus avec les rolling stones, john lennon, eric clapton et plusieurs autres. ils y jouent a quick one while he's away. la même année sort le très populaire magic bus, un single écrit deux ans plus tôt.

À la fin des années 1960, la popularité du groupe grandit ; les plateaux de télévision et les concerts se multiplient. les who sont réputés pour être l'un des meilleurs groupes de scène, sinon le meilleur. leur énergie et leur férocité (townshend détruit sa guitare, moon démonte sa batterie, daltrey balance son micro) en font une attraction majeure dans le milieu du rock. seuls jimi hendrix et cream peuvent alors rivaliser.

en septembre 1968, pete townshend donne une interview au magazine rolling stone, annonçant son intention de sortir un véritable opéra rock. il tient parole l'année suivante avec tommy, qui, s'il n'est pas le premier — cet honneur revient aux pretty things avec s.f. sorrow —, reste l'opéra rock le plus célèbre à ce jour. métaphore des difficultés de l'enfance de townshend, tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne : le meurtre de son père biologique (revenu de guerre après des années) par son son beau-père. À sa sortie en mai 1969, tommy est reçu avec enthousiasme par les fans mais avec plus de scepticisme par les non-initiés. néanmoins, grâce à ses hits comme pinball wizard ou amazing journey, l'album-concept élargit son public. en avril 1970, les who présentent tommy dans sa totalité sur scène au new york metropolitan opera house. la version théâtrale de l'oeuvre, lancée par lou reizner, est jouée en décembre 1971 au rainbow theatre de londres. une version légèrement différente de ces concerts enregistrée avec la participation de ringo starr, peter sellers et l'orchestre symphonique de londres, sortit d'ailleurs sur ode records en 1972. au final, tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore. c'est dans cette perspective que pete townshend écrit et compose la chanson pure and easy, ce qui devait être le « pivot central » d'un projet très prometteur sur lequel les who s'attellent : le projet lifehouse, un concept assez obscur d'« album-concert-show radiophonique » basé sur une collaboration active entre les who et leur public. l'histoire est située dans un avenir où seul le rock peut sauver le monde. mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. les who ont néanmoins enregistré suffisamment de morceaux pour sortir un album, who's next, qui est encore un énorme succès. fondé en grande partie sur l'utilisation de la dernière invention en date en matière d'instruments de musique, le synthétiseur, who's next est le premier album rock à contenir des pistes électroniques préprogrammées qui, contre toute attente, s'intègrent parfaitement bien à la musique des who. on y retrouve les très populaires baba o'riley, behind blue eyes et won't get fooled again. cet album surpasse tommy en succès et, de l'avis de la critique, en richesse et inventivité.

avec l'album suivant, quadrophenia, en 1973, les who reviennent avec succès à l'opéra rock. ce disque raconte les tribulations d'un jeune mod, jimmy, souffrant d'un quadruplement de personnalité (une « quadrophénie », même si le terme est inexact, on devrait plutôt dire « tétraphénie »). chacune de ses personnalités correspond à un membre du groupe et à un thème musical. l'histoire de jimmy s'inscrit dans un fond de tensions entre mods et rockers, dans l'angleterre du début des années 1960. l'album, si son succès commercial est inférieur à celui de tommy, est pourtant plus riche musicalement, avec des claviers et des guitares qui s'interpénètrent parfaitement.

la même année, des mésententes sérieuses entre pete townshend, kit lambert et chris stamp entraînent le remplacement des deux managers par leur assistant, bill curbishley.

après odds and sods, une compilation de faces b, choisies par john enstwisle (the who par christophe delbrouck)., et sortie en 1974, les who enregistrent en 1975 un nouvel album, the who by numbers. sans le moindre synthétiseur, ce disque est considéré comme le plus « sombre » et le plus personnel de pete townshend. selon les mots d'un journaliste, townshend, alors en pleine dépression, malmené par sa consommation de drogues et d'alcool, livre avec ce disque une véritable « lettre de suicide ». peu apprécié de la critique, il se classe tout de même 7e dans les meilleures ventes d'albums en angleterre.

le cinéaste anglais ken russell réalise en 1975 le film tommy, basé sur les chansons de l'album éponyme et constituant une mise en scène de l'opéra-rock imaginé par les who. seront invités notamment tina turner, eric clapton et elton john. daltrey joue le héros, et keith moon l'oncle ernie.

malgré l'échec de the who by numbers, les who rejoignent le studio en 1978 pour enregistrer who are you, album plutôt expérimental comprenant autant de claviers que de guitares. ce disque est pourtant une exploration sonore qui revient à un son plus gai et montre un regain d'intérêt du groupe pour la musique. mais les who sont coupés net dans leur élan par la mort subite de keith moon, le 7 septembre 1978, d'une surdose du médicament qu'il prenait pour traiter son alcoolisme galopant. le médecin légiste déclara que 32 cachets avaient été retrouvé dans son estomac, dont certains non digérés[réf. nécessaire].

la seule actualité des who les années suivantes est cinématographique : en 1979 sort un documentaire sur eux, the kids are alright, dont la bande sonore est plus tard disponible sur disque, et ils produisent la même année une version filmée de quadrophenia, dans laquelle figure notamment le chanteur sting. contrairement à tommy où les acteurs chantent, et où les musicien eux-mêmes jouent certains morceaux, la bande sonore de ce film utilise l'album.

en 1981 sort face dances, suivi l'année suivante par it's hard. ces deux albums au son très pop sont bien accueillis par la presse, mais moins par le public qui les boude. townshend se sent de plus en plus mal à l'aise au sein du groupe, prend de plus en plus de drogues et finit par craquer et dissoudre les who en 1982, interrompant une séance d'enregistrement pour expliquer aux autres musiciens qu'il « ne peut plus écrire pour les who ».

pendant près de vingt-cinq ans, les who ne sortiront aucun album studio. chacun se consacre d'abord à sa carrière solo, dont celle de pete townshend se révèle la plus ambitieuse (jusqu'à psychoderelict (énième concept-album) en 1993). le leader guitariste sera ainsi le seul à reprendre sur scène avec le groupe quelques titres issus de ses propres disques.

après la mort de john entwistle en 2002, suite à une surdose de cocaïne, un nouvel album studio est enfin enregistré en 2006, bien que pete townshend ait annoncé qu'il n'y a pas une chance sur un million que les who refassent un album studio et proposant notamment un mini-opéra de onze minutes, il est salué par une large critique. bien que plus introspectif et apaisé que leurs œuvres passées, ce disque très attendu motive avant même sa sortie une gigantesque tournée saluée comme le retour au son des années who's next.

l'actualité du groupe est également cinématographique. roger daltrey développe actuellement avec donald margulies un long métrage (prévu pour 2010) qui raconte la vie de keith moon. ce film devrait s'intituler see me feel me: keith moon naked for your pleasure. mike myers est pressenti dans le rôle du batteur, et nicolas cage, fan de longue date, ou tim roth pourraient bien incarner pete townshend.



Ajouter le: 21/07/2008 00:29
Vues 3917 fois.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Who


Site optimisé aux normes Web2.0 - XHTML, XML & CSS.
Breaking news: Cyril Hanouna signe avec Team770 la meilleure salle de poker en ligne Francaise
Partenaires: Football maghrebin Parole de chanson Musique Arabe 1er Communaute Musicale Musique Arabe Poker en ligne Top Musique Webradio Paroles de chansons CKDevelop Guide musique en France Votre Site ICI
Le poker: conseils et explications.